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Cambodge : Une ferme porcine élève des cochons ultra-musclés génétiquement modifiés comme dans Okja

Par Jérémy B.| 7 187 partages

Au Cambodge, une ferme nommé Duroc Cambodia s’est fait une sacrée réputation grâce à ces cochons ultra-musclés génétiquement modifiés. Des spécimens dont elle semble très fière…

Sur sa page Facebook, Duroc Cambodia ne se cache pas et publie de nombreuses photos et vidéos illustrant la fine fleur de son élevage. Enfin « fine » n’est pas vraiment le terme adéquat tant les cochons présentés sont très musclés et balèzes.

Facebook / Duroc Cambodia

À la vue de ces images et des commentaires horrifiés, la PETA n’a pas tardé à publier un pamphlet sur son blog, dénonçant le caractère non-naturel de cet élevage.

Vous avez sûrement entendu parler du film Okja, sélectionné au festival de Cannes et mis en ligne sur Netflix depuis quelques mois. Ce film sud-coréen racontait les plans douteux d’une multinationale américaine qui cherchait à fabriquer des « super-cochons » pour vendre un maximum de viande. En regardant les images de Duroc Cambodia, on peut dire que la fiction était très proche de la réalité.

Située dans la province de Banteay Mean Chey, au nord-ouest du Cambodge, cette ferme transforme génétiquement ses cochons pour les rendre plus «fournis». Certaines bêtes sont tellement musclées, tellement lourdes, qu’elles n’arriveraient même pas à tenir sur leurs pattes selon la PETA. À tel point que la société les transporte dans des cages quand arrive le moment des les emmener à l'abattoir.

Facebook / Duroc Cambodia

En outre, Duroc Cambodia proposerait également d’envoyer à des fermiers intéressés un kit d’insémination artificielle, comprenant une prothèse de pénis et du sperme de leurs cochons, afin de leur permettre de développer d’autres élevages.

Face à ce processus, la PETA n’en peut plus : « Ces cochons-Hulk sont bons à faire des cauchemars, pas de la nourriture. Et ceux qui sont génétiquement conçus risquent de naître avec de douloureux problèmes de santé. La meilleure façon d’aider les animaux qui souffrent dans l’industrie alimentaire, c’est d’arrêter de les manger ».

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