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75 ans après le Débarquement en Normandie, ce vétéran américain refait un saut en parachute

Par Jérémy B.| 4 943 partages

À 97 ans, le vétéran américain Tom Rice a resauté en parachute, 75 ans après le Débarquement en Normandie.

Il avait 22 ans, le 6 juin 1944, lorsqu’il atterrit sur le sol normand au sein de la 101ème division aéroportée américaine composée de 9000 parachutistes. Tom Rice avait alors un équipement qui pesait 50 kilos et était resté accroché à la carlingue de l’avion, avant de parvenir à se détacher, non sans quelques blessures.

75 ans après, Tom Rice, l'un des derniers vétérans de la Seconde Guerre Mondiale, a réédité son saut du 6 juin 1944, affublé d’une casquette de la 101èm Airborne et de lunettes fumées. Un saut en tandem, porté par un parachute paré des couleurs américaines, lors duquel il a été applaudi par une foule enthousiaste.

Associated Press

« Un beau vol, un beau saut, tout était parfait » a-t-il confié à son atterrissage dans un champ au nord de Carentan, dans la Manche. Il avoua craindre que les Normands n’aient pas pardonné les destructions de la guerre, comme il l’écrivit dans son livre « Trial by Combat » sorti en 2004 : « Les gens de Carentan ne nous ont jamais pardonné pour la destruction de leur ville et la mort des membres de leur famille ».

L’année dernière, Jean-Pierre Lhonneur, maire de Carentan, l’avait reçu en Normandie et lui avait écrit pour lui dire que tout était pardonné depuis très longtemps : « Tous les vétérans disent ça: ‘on a détruit votre pays’. Ils sont très surpris qu’on les accueille à bras ouverts » explique l’édile.

Devenu professeur d’histoire, Tom Rice célèbre ce jour depuis six ans. Il avait d’ailleurs déjà resauté en 1994 pour le 50ème anniversaire du débarquement : « Il saute pour tous ceux qui se sont sacrifiés pendant la Seconde Guerre mondiale, aussi longtemps qu’il le pourra » assure son épouse, Brenda Rice.

L’histoire a mené Tom Rice jusque sur les plages normandes et à la rencontre de la population française, contribuant à sa libération, et la France fera à jamais partie de sa vie : « Les Français sont tellement gentils avec nous et si aimants. Pour la plupart d’entre eux, c’est comme la famille ».

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