Quantcast

Des gendarmes jouent les Pères Noël et offrent aux enfants malades des consoles...volées

Par Mathieu D.| 13 504 partages

Les enfants malades du Centre hosptitalier de Corbeil-Essonnes (Essonne) vont recevoir de drôle de cadeaux pour Noël cette année. Des consoles volées et récupérées lors d'une perquisition vont ainsi leur être offertes par une brigade de gendarmerie. Ou quand les gendarmes jouent les receleurs pour la bonne cause.

À moins de deux semaines de Noël, de généreux donateurs n’ont pas hésité à apporter bon nombre de cadeaux pour les enfants malades soignés au Centre hospitalier Sud Francilien de Corbeil-Essonnes. Au pied du beau sapin installé au quatrième étage du pôle A de l’établissement, qui abrite les services pédiatriques, plusieurs paquets sont ainsi entreposés et attendent d’être déballés.

Et parmi la multitude de cadeaux se trouvent quatre consoles de jeu mais pas n’importe lesquelles. Ces dernières sont en effet des objets volés saisis lors d’une perquisitions et ont été généreusement offertes par des gendarmes.

« Ces consoles devaient partir à la destruction »

Ces Playstation 4 flambantes neuves, d’une valeur de 200 euros pièce, proviennent toutes d’un vol et ont été récupérées lors d’une opération de police menée chez un individu suspecté de recel. Ce dernier est ainsi accusé d’avoir tenté de revendre les marchandises volées sur un célèbre site internet de petites annonces et de vente en ligne.

« Il s’agissait bien de consoles volées », a expliqué au Parisien Thomas, le maréchal des logis chef qui a eu l’idée d’en faire cadeau à l’hôpital. Aucune plainte n’ayant été déposée dans le cadre de cette affaire - ni par le fabricant Sony, qui ne s’était pas aperçu de la disparition des objets, ni par la plateforme de vente -, les gendarmes n’avaient donc pas l’obligation de les restituer. Ils ont alors décidé de les offrir aux enfants.

« Ces consoles devaient partir à la destruction. Comme on est déjà venus avec des gardés à vue, j’ai pensé à l’hôpital et ils m’ont dit que ça les intéressait », a ainsi précisé le militaire.

Une générosité bienvenue pour le Centre hospitalier qui organise un Noël tous les ans pour redonner un peu de baume au coeur à ces enfants, dont certains souffrent de pathologies graves.

« Pour la première fois, nous allons faire du recel »

Cette belle tradition a pourtant bien failli ne pas avoir lieu cette année, car le magasin de jouets qui avait l’habitude de fournir l’hôpital a fait faillite l’an dernier, prenant ainsi l’établissement de court. Mais c’était sans compter sur la générosité de plusieurs donateurs qui ont répondu favorablement à l’appel des personnels soignants.

Ainsi, de grandes enseignes implantées localement, tels les magasins Carrefour et Ikea, ou encore une agence bancaire de la Société générale, se sont manifestées. Un élan auquel a donc participé la gendarmerie pour le plus grand bonheur des enfants mais aussi des médecins, qui soulignent l’importance de ce genre de distractions pour ces patients pas comme les autres.

Quand les gendarmes jouent les Pères Noël et offrent aux enfants malades des consoles…volées. Crédit photo : Natanael Ginting / Shutterstock

« Pour la première fois, nous allons faire du recel », s’est amusé Sébastien Rouget, le chef du service pédiatrique avant de poursuivre : « C’est important durant leur séjour ici. C’est aussi un moyen de faire diversion durant un acte douloureux. C’est une méthode antalgique reconnue ».

« Ici, nous recevons des enfants qui préféreraient tous être ailleurs et gambader comme les autres (…) Alors la question des jouets est importante, mais nous n’avons pas le budget pour en acheter », a rappelé de son côté Thierry Schmidt, le directeur du Centre hospitalier.

Mais que ce dernier se rassure, tant qu’il y aura des Pères Noël généreux, qui pour l’occasion ont troqué la soutane rouge pour l’uniforme bleue, la traditionnelle fête de l’hôpital continuera.

Source : Le Parisien
L'acteur Jason Momoa pousse un coup de gueule contre deux pêcheurs qui se sont filmés à couper la queue d'un requin
Partager sur Facebook