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Les actes de maltraitance sur des chevaux en hausse : les associations tirent la sonnette d'alarme

Par Timothy G.| 7 700 partages

Les associations de défense animale font face à une arrivée massive de chevaux, ânes et poneys dans leurs refuges. Pourtant, la place et l’argent manquent cruellement et les associations se retrouvent bien souvent débordées.

Les associations déplorent l’arrivée massive de chevaux victimes de maltraitance. « Ce qui est nouveau aujourd'hui c'est que l'on récupère des lots de 40, 50, voire 150 chevaux, dans des états déplorables. Certains ont eu les yeux crevés pour qu'ils ne se sauvent pas », explique Viviane Roussel, secrétaire générale de La Ligue Française de la protection du cheval.

Les associations de défense animale s’inquiètent d’une hausse des actes de maltraitance sur des chevaux. Crédits photo : Shutterstock / Sergej Razvodovskij

Elle, comme bien d’autres associations de défense animale, tirent « la sonnette d'alarme auprès des autorités pour endiguer la recrudescence des actes de maltraitance envers les équidés », précise l’AFP.

L’Etat quant à lui semble faire la sourde oreille face à cette maltraitance et aux traumatismes causés sur le cheval. « Les services de l'Etat ne prennent aucune mesure pour agir en amont de cette maltraitance. On milite pour un permis de détention. On doit avoir un minimum de connaissances pour avoir un cheval », insiste Viviane Roussel à l’AFP.

Pourtant, les associations de défense animale ne chôment pas pour récupérer des équidés en situation de maltraitance. Cependant, elles commencent à manquer cruellement de moyens logistiques et financiers. La Fondation 30 Millions d'Amis a récupéré plus de 1 000 équidés. Saisis à la demande de l'Etat, ils ont été placés en majorité dans des familles d'accueil. Mais la fondation a récemment dû acheter une ferme dans le Cher pour rapatrier près de 450 animaux, vieux et malades, pour limiter ses frais.

Un cheval en famille d'accueil coûte à la Fondation près de 150 euros par mois, hors frais sanitaires. « Un cheval revient plus cher qu'un chien ou un chat à l'entretien et il a besoin de beaucoup d'espace », relève Reha Hutin, présidente de la Fondation 30 millions d'amis, qui saisit des équidés chez des éleveurs « peu scrupuleux » et des particuliers « irresponsables ».

Arnauld Lhomme, responsable des enquêtes au sein de la Fondation 30 millions d’amis, qui découvre bien souvent « des animaux sans eau, ni nourriture dans un petit coin de jardin », s’inquiète de l’augmentation de ces cas de maltraitance, en raison du coût élevé des sauvetages et du manque de place. « Le budget annuel du sauvetage des chevaux s’élève à un million d’euros. C’est un gouffre financier et faute de place nous ne traitons plus que les cas urgents, quand le pronostic vital de l’animal est engagé ».

Source : AFP
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