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Royaume-Uni : Les décès et décapitations de chats provoquent l'effroi des Londoniens

Par Pauline M.| 4 975 partages

C'est une affaire bien différente de toutes celles que l'on peut entendre qui bouscule le Royaume-Uni. Aussi étonnante qu'effroyable. Depuis deux ans, 400 chats mais aussi des lapins et des renards ont été retrouvés morts, la plupart décapités. Des meurtres qui s'apparenteraient à la patte d'un tueur en série.

Une façon de faire digne des plus grands tueurs en série. Ce « cat killer » (comprenez « tueur de chats »), déchaîne les passions depuis maintenant deux ans, lorsque Tony Jenkins et Boudicca Rising, fondateurs d'une association de protection des animaux (South Norwood Animal Rescue and Liberty, Snarl) ont décidé de se concentrer sur une affaire pour le moins incongrue.

Crédit photo : shutterstock.com / GreenArt

Ce couple d'enquêteur a commencé des petites enquêtes, intriguées par une succession de décès de chats, dans le sud de Londres. C'est avec stupeur qu'ils ont découvert les mises en scènes des meurtres. Des chats décapités étaient disposés près d'une école et d'un parc et parfois sous les fenêtres de leurs propriétaires. C'est à ce moment-là qu'ils ont compris quelque chose « était en train de se passer », rapporte Boudicca.

Mais avant de penser qu'il pouvait s'agir d'une personne mal intentionnée qui sévissait dans les rues de Londres, la thèse de l'animal qui s'en prend à un autre était retenue. Cette thèse a très vite été écartée. C'est sur la page Facebook de la Snarl que l'on rend compte que toutes les atroces pertes de chats. Le flux d'actualité de la page est empli d'annonces de décès de chats. « Quant à l'ordure maléfique et malade qui a fait ça, puisses-tu pourrir en enfer », a écrit Kate Norton, une internaute qui avait posé la photo d'un chat tigré, victime du tueur.

La police s'en mêle

Si les associations enquêtaient sans répit, c'était sans compte sur l'aide de Scotland Yard, à qui les l'affaires est remontée aux oreilles. Ils ont ouvert une enquête en parallèle à celle de la Société royale de la protection des animaux (RSPCA). « La police croit qu'une personne ou un groupe de personnes sont responsables des morts et mutilations », précise Scotland Yard, tout en refusant, à ce stade, de commenter la thèse du « tueur en série ».

À peu près toutes les personnes compétentes pour mettre en lumière cette affaire et trouver le suspect sont sur le coup. En ce sens, PETA offrira une récompense à quiconque pourra aider à la résolution de l'affaire et à la traque du coupable.

Et si ce tueur provoque l'effroi de par ses meurtres, c'est également grâce (ou à cause ?) de son indéniable talent à disséquer. D'une précision digne d'un chirurgien, il déjoue avec brio la surveillance et c'est ce qui interpelle. Quel est son rapport à l'animal ? Il « doit être capable d'attirer l'animal, de le tuer sans être griffé, de le disséquer, de placer le corps dans un endroit où il peut être vu, et tout cela discrètement » a déclaré, Vincent Egan, professeur en criminalistique à l'université de Nottingham.

Concernant ledit meurtrier, il s'agirait, selon la Snarl, d'un homme blanc d'environ 1 mètre 80 qui a « vraisemblablement grandi à Croydon ». Une description, somme toute floue, qui a été faite à l'aide d'un portrait-robot auprès des autorités.

L'inquiétude sur ses prochaines victimes plane

Cela a trop souvent été démontré : d'abord les animaux, puis lorsque le tueur n'est pas plus stimulé par le meurtre de ces derniers, il passe aux humains. « On sait qu'il existe un lien entre les tueurs en série et des cas de violence contre des animaux », soulignait récemment Andy Collin, responsable de l'enquête policière, sur Sky News.

« L'hypothèse, c'est que ce tueur obtient une certaine forme de satisfaction (en tuant des chats). La crainte, c'est qu'il finisse par ne plus l'obtenir. Et qu'il s'en prenne alors aux humains, et notamment aux femmes ».

Source : BFM
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