Quantcast

Des archéologues mexicains font une découverte inestimable sur un site maya

Par Mathieu D.| 1 246 partages

Une équipe d'archéologues mexicains vient de faire une découverte qui pourrait bouleverser nos connaissances sur les origines du peuple Itzae. Focus.

C'est une découverte inestimable que viennent de faire des archéologues mexicains ! Des centaines de vestiges d'une grande valeur ont ainsi été retrouvées au mois de février dans une grotte localisée sur le célèbre site maya de « Chichen Itza », situé dans l'Etat du Yucatan, au sud-est du Mexique.

Qualifié de « trésor scientifique » par le responsable des fouilles Guillermode Anda, ces découvertes - réalisées dans un espace décrit comme « mystique » - pourraient s'avérer déterminantes dans notre compréhension du peuple précolombien des Itzaes, issu de la civilisation Maya, qui a prospéré dans cette péninsule reculée du Ve siècle après Jésus-Christ jusqu'à l'arrivée des conquistadors espagnols.

Un peuple à la fois fascinant et secret dont il subsiste toujours une poignée de descendants, mais dont on ignore encore l'origine ainsi que la majorité des us et coutumes.

Karla Ortega / AP

« Ce que nous avons alors découvert était incroyable »

 Parmi les fantastiques découvertes, mises au jour par les archéologues, se trouvent sept offrandes et notamment des brûleurs d’encens en céramique, dont la datation devrait nous en dévoiler davantage sur les Itzaes. C'est du moins ce qu'espèrent les scientifiques.

Baptisée Balamku, la grotte renfermant ces trésors archéologiques n'était pas inconnue, elle avait même été découverte il y a plus d'un demi-siècle par la population locale qui, à l'époque, avait immédiatement prévenu les autorités compétentes, à savoir l’Institut national de l’anthropologie et de l’histoire (INAH).

L'institut avait d'ailleurs dépêché sur place l'un de ses chercheurs qui - sans que l'on sache pourquoi - avait finalement jugé utile d'emmurer la cavité à l'issue de ses investigations, lesquelles avaient fait l'objet d'un bref rapport ne mentionnant pas l'emplacement du lieu de la grotte. Encore aujourd'hui, le mystère demeure...

Ce n'est que par hasard que Guillermo De Anda et son équipe, qui n'avaient pas eu connaissance de ce rapport, ont trouvé la grotte l'an dernier alors qu'ils étudiaient un des gouffres situés non loin de la célébrissime pyramide de Kukulcan, le temple érigé en l'honneur du dieu serpent à plumes.

Depuis, les archéologues mènent des fouilles qui ont débouché sur ces premières découvertes, lesquelles en appellent d'autres car la cavité n'a, semble-t-il, pas dévoilé tous ses secrets.

« Ce que nous avons alors découvert était incroyable, rien n’était altéré et un des brûleurs d’encens est même devenu une stalagmite », s'est enthousiasmé Guillermo de Anda qui a pour l'instant exploré la cave, en compagnie de ses hommes, « à quatre pattes ou à pied », sur une distance de 460 mètres.

Si l'on en croit les experts, les plus grands brûleurs d'encens retrouvés sur place dateraient de la période dite post-classique (700-1 000 après J-C) et auraient été déposés à cet endroit au prix d'un trajet tortueux à travers les galeries étroites, que les Itzaes auraient sûrement empruntées pour se rapprocher de ce qu'ils considéraient comme « les entrailles des dieux ».

« Il est possible que nous découvrions des matériaux plus anciens, y compris des restes humains squelettiques, sous les boues et les sédiments », a par ailleurs précisé Guillermo de Anda.

Pour la petite histoire, sachez que les archéologues ont dû respecter tout un cérémonial ancestral, à la demande de la population locale, afin de pénétrer dans la grotte. La cérémonie avait pour but d'éloigner le serpent corail, gardien de la grotte, considéré comme l'un des plus venimeux au monde.

Si, de prime abord, cette demande a des allures de rite pouvant faire sourire un profane, il faut savoir qu'elle s'est avérée utile car il y avait bien un serpent de ce type qui rôdait sur place. La présence du reptile ayant même bloqué l'accès au site durant 4 jours.

Source : Le Monde
75 ans après le Débarquement en Normandie, ce vétéran américain refait un saut en parachute
Partager sur Facebook