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Douze grandes métropoles veulent devenir des territoires sans énergie fossile d'ici 2030

Par Jérémy B.| 202 partages

Ce lundi 23 octobre, les maires de douze grandes métropoles mondiales se sont engagés à faire de leurs villes des zones sans énergie fossile d’ici 2030.

Cet engagement s’inscrit dans la lignée des différentes mesures prises localement par ces métropoles en faveur de l’environnement et du climat, à l’instar de Paris qui veut bannir les voitures à essence d’ici 2030.

Les douze métropoles concernées sont Londres (Royaume-Uni), Barcelone (Espagne), Vancouver (Canada), Seattle, Los Angeles (Etats-Unis), Quito (Équateur), Mexico (Mexique), Auckland (Nouvelle-Zélande), Le Cap (Afrique du Sud), Milan (Italie), Copenhague (Danemark) et donc Paris.

Elles se sont engagées aujourd’hui dans le cadre du sommet annuel « Together4CLimate » organisé par le C40 (un réseau réunissant 91 grandes villes), présidé actuellement par Anne Hidalgo, maire de Paris. Leur but est d’assainir leurs territoires respectifs pour qu’ils soient « plus verts », « plus sains » et « sans énergie fossile ». Cet engagement comprend donc, entre autres, l’interdiction de circulation des véhicules à essence et diesel au sein des villes.

Pour favoriser cette transition, les maires se sont engagés à soutenir la mobilité douce (marche à pied et cyclisme) tout en rendant les transports en commun plus accessibles à tous, en leur accordant plus de place. Par exemple, la capitale française s'est engagée à créer 1000 kilomètres supplémentaires de pistes cyclables d'ici 2020.

Autre exemple, Londres a décidé de taxer, depuis ce lundi 23 octobre, tous les véhicules en circulation ne respectant pas la norme d’émissions en vigueur. En signant cet engagement, les douze édiles veulent montrer l’exemple en s’équipant des véhicules à zéro émission. Ils ont notamment fait la promesse de n’acheter que des bus exempts de toute émission carbone à partir de 2025.

« Les engagements pris à travers cette déclaration reflètent le niveau d’actions qu’au sein du C40 nous jugeons nécessaire pour respecter l’accord de Paris sur le climat. Cette déclaration est aussi un message adressé au secteur privé » indique Shannon Lawrence, directrice des initiatives au sein du C40.

En effet, en prenant cet engagement, ces métropoles font office de levier pour susciter une offre compétitive de matériaux et de services auxquels ils veulent avoir recours, favorisant ainsi le développement d’entreprises « sans carbone ». Les maires rendront compte, publiquement, des progrès réalisés par leurs villes tous les deux ans.

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